LANGUES, ÉCRITURES, et CIVILISATIONS ANCIENNES

Concernant le linéaire A, le but est triple :
- Montrer qu’il y avait déjà une présence mycénienne / grecque en Crète, dès le Minoen Récent I, et que ces Mycéniens / Grecs utilisaient l’écriture linéaire A pour transcrire leur propre langue.
- Montrer qu’il y avait également une présence hourrite en Crète à l’époque minoenne.
- Vérifier si le linéaire A note aussi une langue sémitique (le cananéen ancien), opinion de Luciano Pavarotti.
Concernant les civilisations anciennes, ce blog ne se limite pas à la minoenne.

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dimanche 15 mars 2015

Idéogrammes du boeuf en linéaires A et B





« L’abréviation idéographique mu, transcrite conventionnellement par BOS (panmycénienne), est l’idéogramme du "bovidé". Cette désignation est d’origine prémycénienne, puisqu’elle est attestée en linéaire A, l’écriture dont le linéaire B dérive. Dans la mesure où l’on peut attribuer aux syllabogrammes linéaires A une valeur phonétique substantiellement identique à celle de leurs correspondants linéaires B, le nom du "bovidé" devrait donc commencer par LA>B mu dans la langue préhellénique crétoise en cause. » écrit Yves Duhoux dans son article intitulé Aux sources du bestiaire grec : les zoonymes mycéniens (dans Actes du colloque international tenu à Nice les 23, 24 et 25 janvier 1997 sous la responsabilité scientifique de J.-Ph. Dalbera, C.Kircher, S. Mellet et R.Nicolaï. Textes réunis et mis en page par Sylvie Mellet, dans Publications de la faculté des lettres, arts, sciences humaines de Nice, nouvelle série n° 38,1997, p. 177).

En syriaque – le syriaque est une langue sémitique (araméenne) – le mot « génisse » se dit
« mušḥō », voir image n°2. « Mušḥō » commence par mu. Peut-être aussi « mušḥō» a-t-il donné le mot grec μόσχος, ου (ὁ, ἡ) qu’on trouve en HÉRODOTE 3, 28 et qui désigne à la fois le « veau » et la « génisse », à moins que ce ne soit le μόσχος grec qui n'ait inspiré le « mušḥō » sémitique... Toujours est-il que les deux se ressemblent tant par la prononciation que par la signification, bien qu'ils n'aient pas la même racine. En effet, le μόσχος grec vient de la même racine que le mot "musc", tandis que le « mušḥō syriaque, de la racine "mušḥ" (et non "mušk" comme cela devrait être dans le cas du mot "musc").

En image n°1, l’idéogramme du bovidé en linéaires A et B. L’image n°1 est de moi.
L’image n°2 provient de COSTAZ Louis, Dictionnaire syriaque-français. Syriac-English dictionary, Beyrouth, 1963, p. 179. Les ajouts en rouge sont des additions de ma part.

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Oksana Lewyckyj
2/503 Voie des Gaumais
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